La petite histoire… du tartan

Marni, Versace, Burberry, Christian Dior…il y a comme une atmosphère british dans les collections de la saison. Un soupçon de rébellion aussi et une belle dose d’élégance gaélique. Car, vous l’aurez compris, le tartan, le vrai de vrai, celui qu’on retrouve sur les kilts bien virils des Highlands, est de retour et squatte coquettement les looks de cet hiver. Motif iconique, signe distinctif, symbole clanique, royal puis punk. Voici la petite histoire du tartan d’antan.

LES ORIGINES écossaises

C’est dans les mystérieux Highlands écossais que le tartan trouve son origine moderne.
Le tissu imprimé de lignes horizontales et verticales entrecroisées est alors utilisé pour fabriquer kilts ou couvertures de laine et symbolise déjà l’appartenance à un district.
Un temps interdit par les Anglais, il prend son véritable essor au XIXème après que le roi Georges IV le porte lors de sa visite à Edimbourg en 1822. Le tartan devient alors un emblème clanique. Couleur et rayures appartenant aux familles de la noblesse écossaise.

L’ÉPOPÉE Burberry

Pendant l’entre-deux guerres, une petite griffe qui deviendra grande fait du tartan son symbole : la maison Burberry. Son motif est noir, blanc et beige et s’appelle le Nova Check. Il sert de doublure au fameux trench de la marque et s’invite même sur son logo. Habilleur officiel du roi, Burberry, participe à faire du tartan un motif aristocratique voire royal.

L’ÈRE punk

Les 70’s opèrent un tournant décisif dans l’histoire du tartan .Vivienne Westwood, Malcolm McLaren et leur disciples revisitent les codes de l’establishment anglais et nourrissent une contre-culture mode aussi rebelle qu’éternelle. Déchiré, piqué d’épingles à nourrice, sanglé, clouté, le tartan est un de ces symboles british à détourner sans modération. Porté par la jeunesse révoltée, le tartan devient punk. Une révolution.

ET aujourd’hui ?

Chic chez Dior, sexy chez Versace, déstructuré chez Marni ou incontournable chez Burberry, le tartan est cette saison l’un des imprimés à ne pas louper. En total look il est carrément dément et par petites touches, il offre une note british à la fois chic et cool. Très élégant il garde un soupçon de rebelle attitude. A consommer sans modération.