ETOILE D'UN JOUR (ET PLUS SI AFFINITES)
Voilà, je ne suis pas une danseuse.
Voilà, je me suis rendue, pourtant, à une des dance classes organisées chaque jour gratuitement dans le cadre de Danse avec la Mode aux Galeries. Voilà, j'avais la trouille, un peu. J'ai choisi un cours prodigué par Gregory, danseur de la troupe de Karine Saporta. Oui, tu sais, le contemporain, ça me connaît.
Bon, en fin de compte c'était un cours de danse classique. La grammaire du corps, quoi.En parlant de corps, qui est le trait commun entre danse et mode, si vous me suivez, en délicieuse néophyte, j'ai décidé de camoufler le mien (qui est de rêve, comme dans « tu rêves en technicolore ») derrière un jogging sans forme et un tee blousant. En regardant autour de moi, j'ai subitement compris plein de choses capitales. Les autres élèves portaient des leggings, des bloomers en coton gratté, des minishorts, des guêtres, des dos nus en lycra et des chaussons plats, ils étaient superbes. T'as remarqué ? Toutes ces pièces ultra fashion que je viens de citer, et bien, c'est de la salle de danse qu'elles viennent... Et j'ai raté l'occasion de les arborer en un lieu et circonstance où le problème d'assumer ne se pose pas. Parce que dans la rue, j'ai encore du mal.
Lorsque les hostilités ont commencé (étirements et autre prise de conscience de muscles oubliés voire inconnus au bataillon), là, dans le studio, je n'en menais pas large. Puis au moment des exercices à la barre, Gregory, notre professeur, a comparé le bar sur lequel on s'effondre parfois et la barre que l'on doit à peine caresser. Cet homme sait parler aux blogueuses, à partir de ce moment, je me suis vraiment amusée. Et ai tout donné : 1 h 30, c'est athlétique, non ? Je suis à deux doigts de vouloir réitérer, à l'année (et m'acheter enfin leggings, bloomers et dos nu)…





